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A-bsolument tout sous un même toit. Amacro regroupe toutes ses activités en un guichet unique.

L’entrepreneuriat durable

Amacro est un fournisseur total de matériaux de construction de haute qualité. Dans le même temps, les spécialistes d’Amacro recyclent les déchets de construction en nouvelles matières premières à forte valeur ajoutée. Avec des techniques de recyclage avancées, ils travaillent en boucle fermée chaque fois que cela est possible. En pratique, cela s’appelle l’économie circulaire. 

Lisez ici l’interview de Roel Vleeracker, business unit manager développement et gestion de l’environnement chez « Witteveen+Bos Belgium ». Avec plusieurs autres experts en environnement de Witteveen+Bos Belgium, Roel est consultant pour Amacro depuis de nombreuses années et guide l’entreprise dans sa croissance… une croissance durable et circulaire.

Roel, comment t’es-tu retrouvé chez Amacro ?

Roel : Notre entreprise, Witteveen Bos Belgium, est active en tant que coordinatrice environnementale externe chez Amacro depuis les années 1990. À cette époque, Amacro était encore dirigé par Michel, le père de Johan (actuel CEO d’Amacro), malheureusement décédé trop tôt. À cette époque, en réalité, « l’environnement » était encore majoritairement perçu comme un « exercice imposé » par Michel. Nous étions en fait un peu des fouineurs, les belles-mères dérangeantes, qui passaient obligatoirement rendre visite 4 fois par an (rires). Plus tôt nous repartions, mieux c’était… Cela représente assez bien le contexte dans lequel nous avons commencé ☺.

De cow-boys à « Materials of tomorrow »

Comment s’est passée votre première rencontre ? 

Roel : Eh bien, le secteur des déchets à cette époque était dominé par une sorte de mentalité de cow-boy. À cette époque, le recyclage n’en était qu’à ses balbutiements chez Amacro. C’était d’ailleurs vrai pour tout le secteur. 

Et pourtant Michel s’occupait déjà de recyclage ?

Roel : Il s’occupait surtout d’essayer de produire un produit de bonne qualité. Qu’il soit pour cela passé par la case recyclage était peut-être plus une heureuse coïncidence. J’ai toujours connu Michel comme quelqu’un d’orienté vers la pratique. À sa manière, il était quelque part peut-être… visionnaire. Il a par exemple été l’un des premiers du secteur à mettre en place une installation de concassage développée en interne. Tout ça dans les années 90, hein ! Il expérimentait déjà la séparation et le tri des matériaux afin de rendre les produits plus efficaces. Il ne voulait pas entendre parler de lois et de règlements, car il estimait qu’ils étaient inadéquats. Il pratiquait un entrepreneuriat pour ainsi dire très pragmatique. Il fallait que ça soit utile avant tout.

Michel a-t-il également transmis cette philosophie à Johan ? 

Roel : Johan est certainement le fils de son père pour le côté « ne pas être dans la négativité, ne pas se plaindre et travailler dur ». Il a aussi hérité du sang entrepreneurial et de l’esprit pragmatique de Michel, c’est certain. Mais là où Johan est complètement différent de son père, c’est que Johan était très conscient de son environnement. Au début de leur collaboration, cela a causé pas mal de conflits. Michel avait encore cette vision d’après-guerre qui pouvait se résumer à : « Laissez-moi faire ce que je veux et laissez-moi tranquille »  ☺. Johan, quant à lui, voulait faire des affaires en collaborant avec son environnement. Il a entamé et continue d’engager un dialogue avec les riverains, le gouvernement et son personnel. On voyait à l’époque l’avènement de cette nouvelle génération et de cette nouvelle vision dans l’entreprise. Dès le premier jour, Johan a très bien compris qu’en tant qu’entreprise, vous devez prendre des responsabilités, que vous avez une certaine position au sein de la société. Et qu’il est également important de promouvoir cette vision. En d’autres termes, en tant qu’entreprise, il est important d’avoir une bonne image et de se donner les moyens de communiquer à ce sujet, c’est un devoir.

D’où votre devise « Materials of tomorrow » ?

Roel : Johan a une idée très claire de la direction qu’il veut donner à l’entreprise. À cet égard, « Materials of tomorrow » représente véritablement une philosophie. Il s’agit d’aborder les déchets autrement. Il ne faut pas oublier qu’Amacro a toujours été une entreprise de transformation des déchets. C’est dans son ADN. Au cours des 10 dernières années, sous l’impulsion de Johan, Amacro a effectué le virage vers une entreprise de transformation et d’approvisionnement en matériaux. Au lieu de considérer les déchets comme un mal nécessaire, Amacro a commencé à les transformer de mieux en mieux en nouveaux produits de haute qualité. Le recyclage et l’offre de nouveaux matériaux de construction vont pour ainsi dire de pair. 

Un guichet unique fiable

Amacro s’est également rendu compte, au fil des années, que les clients veulent de plus en plus savoir ce qu’il advient de leurs déchets ?

Roel : Absolument ! L’entreprise est devenue un guichet unique fiable. Johan et son équipe savent qui est leur groupe cible et connaissent les besoins des clients. Alors que le secteur de la construction est l’un des secteurs les plus conservateurs, on constate que les clients ont une approche de plus en plus responsable vis-à-vis de la construction. Amacro l’a compris comme personne d’autre et a emprunté cette voie de la durabilité de manière très proactive et consciente.

Que fait Amacro pour sauvegarder cette durabilité ?

Roel : Disons que la qualité des matériaux qui nous parviennent représente un facteur sur lequel nous avons peu de contrôle. La qualité est ce qu’elle est, mais en même temps elle est très décisive pour la suite du processus. Vous ne pouvez répondre à ce défi qu’en séparant et en triant. Ici, cela est mis en œuvre avec une ligne de tri à la pointe de la technologie. Mieux vous accomplissez cette étape, meilleure sera la qualité finale de vos produits. Amacro investit massivement dans ce domaine. Grâce à son installation de concassage spécialisée, Amacro obtient un produit aussi pur que possible. On retrouve d’ailleurs la même dynamique en matière de terrassement. La qualité des sols est examinée avec minutie et en travaillant avec de petites quantités, on évite également la contamination croisée. Amacro est assez exceptionnel à cet égard. C’est aussi un choix assez coûteux en raison des nombreuses analyses environnementales à effectuer, mais c’est un choix durable. 

En bref, vous pouvez difficilement contrôler les flux entrants, mais vous pouvez contrôler les flux sortants et Amacro a beaucoup investi dans ce domaine. Ceci est en partie motivé par la législation en vigueur, mais Amacro effectue incontestablement un effort supplémentaire à cet égard. Amacro est donc l’un des meilleurs de la classe. 

Vision énergétique 2050

Existe-t-il d’autres initiatives durables ?

Roel : L’ensemble du processus de transport est relié de manière optimale à la voie navigable qui longe l’entreprise. Ce sont des tonnages de matériaux qui ne sont pas transportés par la route. De plus, Amacro envoie le moins de camions vides possible sur la route grâce à une planification intelligente du fret de retour. À côté de cela, il s’agit d’une flotte très jeune, moderne et donc aussi verte que possible. 

Les énergies renouvelables sont également largement utilisées. C’est la norme ici. La vision énergétique globale 2050 développée par Amacro, tant pour son parc de machines que pour sa flotte, occupe également une place très importante. Le plus grand défi ici est de faire en sorte que les deux ne produisent pas d’émissions. Pour les machines, la solution réside dans l’électrification. C’est un objectif relativement facile à atteindre, car le site compte de nombreux panneaux solaires. L’ambition pour la flotte est de passer au plus vite à l’hydrogène. Techniquement, il s’agit d’un défi beaucoup plus compliqué à relever. Ce serait bien sûr extraordinaire si nous pouvions, d’ici 2030, desservir Bruxelles sans aucune émission avec nos camions. Cette vision à long terme est très typique de cette entreprise.

La durabilité ne concerne pas seulement l’environnement ?

Roel : En effet, beaucoup d’efforts sont aussi accomplis sur le plan humain et social. Les dispositions prises par l’entreprise au niveau social sont vraiment bonnes. Autre exemple, le terrain industriel de l’entreprise est constamment tenu en ordre, ce qui n’est pas si évident pour une entreprise de recyclage. Cela profite également à la sécurité. Il y a un plan de balayage, une politique de réduction de la poussière… Il y a une énorme quantité d’eau souterraine ici pour le contrôle de la poussière. Évidemment, il y aura toujours des obstacles, mais on essaie constamment d’y remédier.

Amacro va également construire son propre tunnel cyclable ? Qu’en est-il ? 

Roel : Eh bien, entre la zone industrielle et le canal se trouve un chemin de halage qui était traditionnellement utilisé, entre autres, pour tirer les bateaux. Depuis quelques années, le chemin de halage assume de plus en plus une fonction récréative. Cela crée naturellement des conflits entre, d’un côté, les marcheurs et les cyclistes, et de l’autre, les manœuvres de chargement et de déchargement d’Amacro. Pour chaque manœuvre, ce sont près de 3 tonnes qui sont soulevées au-dessus du chemin de halage. Ce n’est bien sûr pas sans danger. Johan fait campagne depuis des années auprès de la Vlaamse Waterweg, l’agence flamande en charge des voies navigables, pour la construction d’un tunnel pour vélos. C’était devenu une procédure sans fin où Amacro a fini par dire : « Nous le ferons bien nous-mêmes », à nos propres frais. Le tunnel cyclable sera donc construit dans un laps de temps relativement court. Personnellement, je ne vois pas beaucoup d’entreprises capables de faire cela.

Quels sont les projets futurs ?

Roel : L’installation d’une éolienne est certainement encore sur la liste des souhaits, mais cela reste une discussion très difficile avec les autorités. On verra. Un autre souhait est une « politique en matière d’eau axée sur le territoire ». La Senne traverse le site de l’entreprise. Elle est en fait un obstacle. Mais malgré cela, la rivière est traitée de manière très respectueuse. La Senne est en fait très sensible aux crues. En abordant ce facteur de manière adéquate et en élargissant la Senne sur le site même, nous avons pu résoudre plus en aval des problèmes d’inondation dans les zones résidentielles. En d’autres termes, Amacro n’a pas vu la Senne comme un problème, mais l’a plutôt adoptée. C’est ça aussi la durabilité.

Quel est le secret de cette approche durable ?

Roel : Je pense que c’est vraiment la politique de Johan et de son équipe. En raison du décès prématuré de son père, qui fut un véritable choc, Johan fut très tôt à la tête de l’entreprise. D’autre part, cela a fait en sorte qu’une toute nouvelle dynamique, empreinte de jeunesse, s’est soudainement installée. Johan s’est entouré d’une équipe jeune et Amacro en récolte les fruits aujourd’hui. Cette nouvelle génération a grandi avec les enjeux environnementaux. Ils ont vu et compris l’importance de l’entrepreneuriat durable. De cette façon, en 10 ans, ils sont passés d’une entreprise conservatrice à une entreprise très progressiste. 

“Usual Suspects”

Vous en parlez avec beaucoup de passion. Où puisez-vous cette motivation ? 

Roel : Oh, je pense que d’une certaine manière, tout le monde veut faire du monde un endroit meilleur pour ses enfants. Je trouve cela intéressant et un défi de le faire avec les « Usual Suspects », ces acteurs économiques qui sont souvent visés en premier, en l’occurrence le secteur de la construction. Un secteur qui est souvent mis dans le coin des « méchants ». Cela me donne une grande satisfaction de construire avec eux une histoire positive où nous allons améliorer les choses, sans que cela ne soit une contrainte. Amacro est un client très reconnaissant à cet égard. En tant qu’entreprise externe, nous sommes assez fiers de la transition qui s’est opérée ici jusqu’à devenir une entreprise exemplaire. C’est une très belle histoire qui me rend heureux. 

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